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Quand ton père te rejette


Un enfant rejeté par son père subit une importante blessure, ayant un impact décisif dans sa vie adulte. Enfant illégitime du début des années 60, j'ai moi-même subi ce rejet qui m'a poursuivie toute mon existence. À l'âge de 48 ans, j'ai enfin accepté la situation et œuvré pour cicatriser cette blessure émotionnelle, très compliquée à gérer et ayant de sérieuses répercussions dans ma relation aux autres...


J'écris cet article, aujourd'hui, pour vous partager à quel point l'attitude d'un parent absent peu être néfaste à l'enfant et lui induire un mal-être parfois non définissable. J'espère ainsi vous aider à comprendre votre histoire, à accepter le passé et à lâcher prise sur ce qui ne peut être modifié.

Bonne lecture


De quoi suis-je en train de vous parler ?

Fondamentalement, le rejet est l'absence d'affection et de chaleur du père envers ses enfants. C'est les priver d'amour de manière significative et pour longtemps.
Ronald Rhoner, psychologue américain.

Un enfant a besoin, fondamentalement, de l'amour et de l'affection de ses deux parents. Ces éléments sont les 2 piliers essentiels pour se construire un esprit sain. Les conséquences d'un manquement d'amour et d'affection de l'un des parents peuvent avoir des conséquences sur le comportement, le développement et la personnalité de l'enfant.


Les différents types de rejet d'un père

Selon les psychologues, le rejet peut se manifester de 3 manières :

  • Agressivité : L'agression peut être physique (sur un mur ou sur l'enfant) ou verbale : humiliations, accusations injustifiées, insultes, cris, ordres agressifs, sarcasme...

  • Négligence : Se montrer indisponible physiquement et/ou émotionnellement pour répondre aux besoins de l'enfant.

  • Indifférence : le père ne s'intéresse pas à son enfant, ne répond pas à ses sollicitations, il ignore l'enfant.

Quelles en sont les raisons ?

Plusieurs raisons peuvent pousser un père à rejeter son enfant :

  • Problèmes psychologiques (alcoolisme, dépression, trouble mental...)

  • Conflits familiaux durant sa propre enfance, au cours de laquelle il a pu être rejeté lui-même par son propre père : il reproduit le même schéma

  • Mauvaises relations avec la maman de l'enfant et/ou divorce

  • Relation extra-conjugale qu'il n'assume pas réellement (c'était le cas de mon père, je l'explique dans mon premier livre "Enfin Libérée")

  • Paternité non désirée

  • L'enfant souffre d'une pathologie affectant considérablement le père, en incapacité de le soutenir (ou de soutenir la mère)

  • L'enfant ressemble à une personne avec qui il a de nombreux conflits

  • Les attentes élevées du père pour son enfant sont insatisfaites

  • La peur de ne pas être à la hauteur l'amène à utiliser la fuite

Education

Le système éducatif familial a bien évolué ces dernières décennies. Jusqu'à la fin du siècle dernier, nombreuses croyances définissaient les rôles des parents : le père au travail pour ramener l'argent du foyer, laissait tout le côté éducatif à la mère, chargée de la maison et de l'éducation des enfants.


Heureusement, les mœurs ont évolué, mais certaines catégories de personnes, religieuses ou non, appliquent encore ces vieux principes. Le père n'a alors que peu de place et de responsabilité paternelle. Il est peu présent dans le foyer, laissant la maman seule pour assumer l'éducation et l'amour de ses enfants, afin de les rendre autonomes et équilibrés émotionnellement.


Des études prouvent le rôle primordial dans l'équilibre affectif de l'enfant, sur son développement et sur sa personnalité.

Une étude récente de l'Université du Connecticut avec plus de 10 000 participants a révélé que peu d'expériences de l'enfance peuvent avoir un effet aussi dommageable sur la personnalité d'un enfant que le rejet de la part d'un père. Lorsque l'enfant se sent rejeté, les mêmes parties du cerveau que celles liées à la douleur physique sont alors activées, laissant des empreintes psychologiques pouvant durer toute une vie.

Les conséquences du rejet d'un père

Le rejet paternel laisse de profondes marques émotionnelles sur l'enfant mais aussi sur l'adulte qu'il devient. Cette blessure, comme l'explique Lise Bourbeau dans son ouvrage "Les 5 blessures qui empêchent d'être soi-même", peuvent durer toute une vie.

Plus la blessure est profonde, plus le rejet envers soi-même et / ou envers les autres est grand.
Pour l'avoir personnellement vécu, comme je l'explique dans mon premier livre, je vous confirme cette triste réalité. Je me retrouve dans la quasi totalité de ces conséquences, sur lesquelles j'œuvre depuis 2009... Oui, le chemin peut être long, mais il vaut vraiment la peine d'être réalisé, croyez-moi.
Sans doute la raison pour laquelle j'accompagne les personnes à se libérer à leur tour de ces blessures, pour prendre leur place dans la société mais aussi dans la famille (et oui, ce rejet peut perdurer très très longtemps si nous ne le réglons pas une bonne fois pour toutes).

Pour en revenir à ces conséquences, voici une liste non exhaustive :

  • Recherche constante de reconnaissance : l'enfant victime de rejet parental a un besoin énorme d'approbation dans tout ce qu'il réalise. Elle est très critique et exigeant envers lui-même.

  • Faible estime de soi : l'enfant, devenu adulte, a tendance à se sous-estimer, douter sans cesse de ses capacités, ne croit pas mériter l'amour, doute de son potentiel. Son père l'a rejeté, pourquoi mériterait-il d'être aimé, reconnu ?

  • Troubles psychologiques et/ou alimentaires : dépression, anxiété, boulimie ou anorexie, comportements autodestructeurs (excès de tabac, d'alcool, de drogue, de sport, d'autosabotage...)

  • Méfiance excessive : par peur d'être rejeté à nouveau dans les relations, l'enfant devenu adulte pense qu'il entraîne toujours le rejet. Son père l'a rejeté, d'autres personnes le feront également. Faire confiance est, par conséquent, très difficile. En couple avec un partenaire, il est généralement peu sûrs de lui et peut se montrer jaloux.

  • Carence affective : n'ayant pas reçu l'amour paternel dans l'enfance, il peut éprouver des difficultés à établir des relations affectives saines, voire devenir émotionnellement dépendant. Certains peuvent se montrer incapables de rompre les liens toxiques, ne se sentant pas dignes d'être aimés D'autres préfèrent la solitude pour pas risquer d'être à nouveau rejetés.

  • Compenser le rejet d'une autre façon : une manière de fuir le rejet est de compenser par un excès de dépenses, de sexe, de jeu, de travail (dans mon cas), ou autre addiction pouvant dévier défavorablement....

  • Difficulté à exprimer des émotions : l'adulte rejeté enfant, éprouve de sérieuses difficultés à exprimer ses ressentis, en réponse à l'indifférence paternelle. Il a donc pris l'habitude d'intérioriser chaque émotion, jusqu'au jour où... la cocotte minute explose.

Guérir la blessure de rejet

La guérison passe inévitablement par l'acception (chose la plus compliquée dans mon cas). Oui, l'acceptation de ce que nous ne pouvons pas changer est le début du chemin.

  • Oser regarder son histoire,

  • Poser les questions aux personnes concernées si cela est possible,

  • Tenter de se mettre à la place du parent maltraitant (le rejet est une forme de maltraitance) pour en comprendre ses raisons.

  • Nous ne sommes pas responsables des agissements de nos parents.

  • Oui, la souffrance et ses conséquences sont bien réelles, mais s'y conforter avec un sentiment d'impuissance n'aide pas à améliorer la situation, à calmer ce petit cœur meurtri.

  • Sortir du rôle de victime,

  • Augmenter la confiance et l'estime de soi : je vous propose un programme spécifique de 99 jours, que je présenterai dans mon live du 18 janvier prochain à 20h30

  • Oser prendre sa vie en mains et se consacrer sur le futur que nous voulons.

Une des clés, que j'aime utiliser avec mes clientes, consiste à accueillir tout ce que peut nous dire notre enfant intérieur, grâce à un puissant exercice d'écriture simple et efficace.

Demandez votre coaching offert pour étudier une solution adaptée.


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