Pourquoi j'ai toujours ces réactions ?

Un groupe de personnes vit un évènement. Malgré tout, chacune d'entre elles le raconte et le vit différemment, produisant des réactions différentes pour chaque individu.

Pourtant, l'évènement est unique… il devrait être compris par tous de la même façon, mais… non !


Pourquoi ?

Nous sommes tous différents, avec un passé propre à chacun d'entre nous. A chaque situation perturbante, il est intéressant d'accueillir nos émotions, afin de pouvoir en comprendre les messages.


Effectivement, lorsque nous vivons une situation délicate, nos blessures non cicatrisées, nos croyances limitantes et nos peurs les plus anciennes remontent à la surface et s'amplifient au fur et à mesure des expériences de vie. A chaque nouvelle situation inconfortable, nous nous créons des filtres protecteurs pour éviter de souffrir. Or, ces filtres n'ont pas vraiment d'utilité dans notre bien-être, bien au contraire… Ils nous empêchent de voir la réalité du moment et génèrent souvent des émotions toxiques : honte, culpabilité, frustration, tristesse…


Lorsque nous ressentons une ou plusieurs de ces émotions toxiques, il est intéressant de les observer et de nous interroger, afin d'en comprendre la signification. Bien souvent, elles sont associées à des blessures de l'âme non cicatrisées (rejet, abandon, humiliation, injustice, trahison). Moins nous tenons compte de ces blessures, plus les expériences viennent les réactivent et ce, de plus en plus fortement... Il est primordial, pour améliorer notre vie dans tous ses aspects, de prendre conscience de leur message.


Nous ne vivons rien pour rien ! Chaque expérience nous aide à grandir et évoluer sur notre chemin de vie

Je vous propose 8 étapes pour comprendre nos réactions et découvrir les blessures, peurs, croyances limitantes et autres freins nous empêchant d'avancer sur notre chemin. Comment lever ces barrages psychologiques que nous nous mettons, au fil des mois, des années ?


Comme le dit Jacques Salomé, "tout ce qui ne s'exprime pas s'imprime"


  1. Comprendre sa propre histoire = notre éducation, notre environnement familial, social et relationnel est à l'origine d'une grande majorité de nos freins psychologiques. J'ai choisi volontairement deux cas extrêmes pour faciliter la compréhension de mes dires. Bien entendu, il existe plusieurs niveaux intermédiaires.

  2. Certains vivent une enfance heureuse, surprotégée avec peu de problèmes apparents. Malgré tout, ils peuvent ressentir des émotions négatives qu'ils enferment dans leur inconscient pour éviter de blesser leurs éducateurs et vivre pour "leur faire plaisir", au détriment de leurs propres besoins. Ils peuvent se sentir étouffés et refouler leurs émotions. Adultes, ils pourront se montrer capricieux, exigeants, égocentriques… Ils n'ont pas reçu les armes nécessaires pour se diriger seuls dans la société et seront confrontés à des difficultés qu'ils ne sont pas prêts de supporter.

  3. D'autres, au contraire, vivent l'enfer et emprisonnent leur mal-être au fond de leur inconscient, car trop douloureux à affronter. Les blessures se réactivent lors de chaque expérience difficile, jusqu'au moment de compréhension et de cicatrisation. Adultes, ils pourront se montrer très empathiques et aidants envers les autres ou au contraire, réagir par la violence la plus totale…

  4. Oser regarder dans son inconscient = avoir décodé son histoire personnelle favorise la libération émotionnelle. Nous pouvons alors nous laisser traverser par les émotions sans nous y accrocher. Pour une meilleure compréhension, je vais m'appuyer sur le b., la personne ayant vécu une enfance difficile. Ouvrir les portes de l'inconscient va l'amener à revivre les périodes délicates de son enfance et elle peut se laisser submerger par ses émotions. Il lui est alors conseillé de se faire accompagner par un professionnel pour passer ce cap délicat.

  5. Clarifier notre chaos émotionnel = accueillir nos émotions et clarifier les situations les ayant déclenchées permet de faire "le tri" de notre vécu et d'en retirer les apprentissages. Pour continuer sur mon exemple, la personne peut revivre une situation d'injustice la ramenant à sa blessure initiale : ne pas avoir vécu dans une famille stable et aimante, comme (pour elle, avec ses filtres), tous les autres enfants. Elle devra apprendre à canaliser cette sensation d'injustice dès que la blessure est réactivée..

  6. Libérer nos émotions = après avoir identifié les émotions liées à diverses expériences de vie, il est important de les accepter. Elles représentent notre baromètre intérieur, sont tout à fait légitimes et nous permettent de mieux nous connaitre. La colère peut avoir son utilité pour identifier une situation qui ne nous convient pas. L'enfant blessé, devenu adulte, réagit alors fortement… Cependant, il n'est pas utile d'y rester, car elle nous détruit à petit feu.

  7. Guérir son enfant intérieur = un enfant exprime naturellement ses émotions. Si quelque chose lui déplait, il pleure, crie, se roule par terre. Quelques minutes plus tard, il peut rire et jouer. Mais la frustration s'imprègne dans son inconscient si le problème n'est pas immédiatement réglé, si l'adulte ne lui a pas expliqué la raison de son refus. Lorsque la même émotion de colère s'exprime chez l'adulte, il convient de revenir à cet enfant qui n'a pas pu exprimer son émotion et lui apporter l'écoute, le respect, la protection, la tendresse et l'empathie dont il a été privé. Ainsi, il s'apaisera…. la colère refera moins souvent surface…

  8. Nous autoriser à exprimer notre vérité = L’objectif est de parler de nous, de partager notre souffrance et de décrire notre vécu en expliquant les faits le plus objectivement possible, en y associant nos émotions et nos besoins insatisfaits. Nous pouvons le faire à l'oral, face aux personnes concernées ou sous forme de lettre libératrice. Le fait d'écrire son histoire, à publier ou non, est une autre solution pour oser dire notre ressenti le plus profond par rapport à nos expériences de vie. Toujours dans mon exemple, l'adulte d'aujourd'hui peut oser exprimer toutes ses émotions négatives à l'encontre des personnes lui ayant fait vivre l'enfer durant son enfance. Le fait de les exprimer libère son inconscient et il pourra continuer son chemin avec beaucoup plus de légèreté.

  9. Demander la réparation = cette étape n'est pas toujours simple, car peut-être les personnes à l'origine du traumatisme sont décédées. Malgré tout, la lettre libératrice est aidante. Si le dialogue est possible avec des vivants, "vider son sac" sans agressivité ni jugement peut être une très belle alternative. La réparation pourra avoir lieue dès l'instant que la souffrance de l'enfant est comprise et reconnue. Certaines personnes peuvent demander à leurs tortionnaires le remboursement de leur suivi psychologique…

  10. Pardonner et se pardonner = le pardon est la dernière phase de guérison. Elle ne peut s'effectuer qu'après l'entente des émotions, la reconnaissance des blessures et la réparation de l'enfant intérieur.


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